Le Maloya, classé au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis le 1er octobre 2009, est l’un des deux genres musicaux majeurs de l’île de La Réunion, avec le séga. Cette musique traditionnelle est actuellement mise en avant à travers un reportage diffusé sur le canal de télévision LCP Public Sénat.

L’Assemblée nationale et le Sénat s’emparent du patrimoine culturel immatériel français via la chaîne LCP Public Sénat. Actuellement, ce média rediffuse un programme court consacré au Maloya.

Héritier des chants des esclaves, le Maloya évolue, depuis plusieurs années, pour fusionner avec d’autres genres musicaux comme le rap ou l’électro : l’avènement d’un Maloya moderne, riche de nouvelles sonorités et d’une identité toujours plus métissée. Le 1er octobre 2014, le Maloya fêtera le cinquième anniversaire de son inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Résumé du reportage

” Le Maloya est à la fois une forme de musique, un chant et une danse propres à l’île de La Réunion. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origines malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île. Jadis dialogue entre un soliste et un chœur accompagné de percussions, le Maloya prend aujourd’hui des formes de plus en plus variées, au niveau des textes comme des instruments (introduction de djembé, de synthétiseur, de batterie…). Chanté et dansé sur scène par des artistes professionnels ou semi-professionnels, il se métisse avec le rock, le reggae ou le jazz, et inspire la poésie et le slam. Autrefois dédié au culte des ancêtres dans un cadre rituel, le Maloya est devenu peu à peu un chant de complaintes et de revendications pour les esclaves et, depuis une trentaine d’années, une musique représentative de l’identité réunionnaise. Toutes les manifestations culturelles, politiques et sociales sur l’île sont accompagnées par le Maloya, transformé de ce fait en vecteur de revendications politiques. Aujourd’hui, il doit sa vitalité à quelque 300 groupes recensés, dont certains artistes mondialement connus, et à un enseignement musical spécialisé au Conservatoire de La Réunion. Facteur d’identité nationale, illustration des processus de métissages culturels, porteur de valeurs et modèle d’intégration, le Maloya est fragilisé par les mutations sociologiques, ainsi que par la disparition de ses grandes figures et du culte aux ancêtres. ”

Source : LCP Public Sénat

Retrouvez le reportage en rediffusion sur la chaîne LCP Public Sénat les :

Dimanche 17 août 2014 à 00h40

Lundi 18 août 2014 à 19h30

Samedi 23 août 2014 à 16h55

L’émission est également disponible en replay sur le site de Public Sénat (http://replay.publicsenat.fr/vod/patrimoine-culturel-immateriel/le-maloya-ile-de-la-reunion/124029)

 

Ambiance musiques et spectacles

Ambiance musiques et spectacles

LCP Public Sénat

LCP, officiellement LCP-Assemblée nationale ou LCP-AN, dont l’acronyme signifie littéralement ” La Chaîne Parlementaire-Assemblée Nationale “, est la chaîne de télévision de l’Assemblée nationale française. Elle a été fondée le 20 mars 2000. LCP émet en alternance avec Public Sénat, la chaîne de télévision du Sénat, fondée le 21 mars 2000. Le canal de télévision, regroupant les deux chaînes, émet des programmes 24 heures sur 24 par satellite, via le câble, sur Internet, sur les réseaux IPTV (Internet Protocol Television)…